Emission n° 31 du 27 juin 2001

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Vous pouvez écouter l'émission dans son intégralité, ou alors lire les textes et écouter les sons ci-dessous.

 

Playlist :

- Can: Deadlock (Soundtracks)

- Ween: The stallion Pt. 3 (Pure guava)

Textes et sons:

Comme l'actualité ne cesse jamais d'évoluer, parfois assez vite, nous allons revenir aujourd'hui sur quelques-uns des sujets de la semaine dernière. Tout d'abord, les péripéties du Journal du Samedi. Non seulement, le dossier a pas mal évolué depuis la semaine dernière, mais en plus j'ai eu l'occasion d'en parler à Richard Miller, le ministre de la Culture et de l'Audiovisuel de la Communauté française, qui nous dira clairement ce qu'il en pense.

Nous allons aussi parler des suites des violences à Göteborg, puisque le même scénario s'est reproduit à Barcelone. Nous verrons de près comment l'info se déforme au fil de son cheminement dans les rouages de la presse.

Et enfin, pour terminer la saison en beauté, une interview de Serge Halimi, du Monde diplomatique, qui a quelques idées fort intéressantes sur la presse en général, et en particulier sur son attitude pendant la guerre du Kosovo.

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Mais tout de suite donc, la saga du Journal du Samedi. La semaine dernière, Laurent Arnauts, l'un de ses fondateurs, avait longuement expliqué tout le cheminement, ou plutôt le chemin de croix, du dossier de son journal à travers les instances de la Communauté française. Le JDS demandait en effet de pouvoir bénéficier de 15 millions de francs au titre de l'aide à la presse, qui est destinée à garantir le pluralisme de la presse écrite et à garantir la survie de l'écrit face à l'audiovisuel qui rafle la manne publicitaire. L'octroi de ce montant de 15 millions, qui avait été maintes fois promis au Journal du Samedi, était à chaque fois assorti d'une nouvelle condition, pour être finalement refusé tout net au bout du compte, sans aucune explication. Pourtant, le temps pressait, puisque le tribunal du commerce menaçait à tout instant de prononcer la faillite du JDS si la dernière condition, à savoir l'aide à la presse promise par le ministre de l'Audiovisuel Richard Miller, n'était pas remplie. A chaque fois, le gouvernement de la Communauté française remettait sa décision d'une semaine, selon Laurent Arnauts en espérant que le tribunal prononce la faillite et le débarrasse de cet épineux problème. Pour les fondateurs du JDS, la mauvaise foi du gouvernement est tellement manifeste qu'ils parlent sans hésiter de censure politique. Mais à chaque fois, le tribunal renvoyait la balle au gouvernement en postposant le prononcé de cette faillite. Cette semaine, le scénario s'est répété une fois de plus.

Laurent Arnauts et Michel Bouffioux avaient intenté la semaine dernière un recours en extrême urgence devant le Conseil d'Etat pour faire suspendre le refus de la Communauté française et constater l'illégalité de cette décision de refus d'octroyer l'aide à la presse. Et le Conseil d'Etat a tranché, de façon assez ambiguë, il faut dire. Pour le Conseil d'Etat, les trois motifs invoqués par Richard Miller pour refuser l'aide à la presse ne sont pas valables, et la décision de refus est dès lors illégale. Par contre, le Conseil d'Etat n'a pas suspendu l'arrêté de refus du gouvernement, pour des motifs techniques, selon Laurent Arnauts. De toute façon, l'arrêt du Conseil d'Etat date de vendredi, et la nouvelle audience devant le tribunal de commerce pour prononcer la faillite était fixée à lundi, le Conseil d'Etat a donc jugé que la faillite était inéluctable et qu'il n'y avait plus assez de temps pour que le JDS bénéficie d'une nouvelle décision du gouvernement de la Communauté française. Lundi, au tribunal de commerce, coup de théâtre. Le tribunal prend acte de l'arrêt du Conseil d'Etat et décide de repousser un éventuel prononcé de la faillite au 10 juillet prochain. Le tribunal constate d'une part le caractère manifestement illégal du refus d'octroyer l'aide à la presse, et d'autre part la solidité du plan de relance, et décide donc de laisser le temps au JDS d'obtenir une nouvelle décision de la Communauté française. Une façon élégante de dire qu'il renvoie la patate chaude au monde politique, une fois de plus.

C'est dans ce contexte que j'ai croisé ce midi le ministre Richard Miller. Il était l'invité des Midis de l'Audiovisuel, organisés par l'Association des téléspectateurs actifs, et il venait expliquer notamment le projet de nouveau contrat de gestion de la RTBF. Après la séance publique, j'ai eu l'occasion de porter la conversation sur un autre sujet, sur lequel il ne s'était pas encore exprimé jusqu'à présent.

écouter l'interview de Richard Miller, 9'57 [version texte]

Après cette interview, Richard Miller a critiqué encore un peu plus mes méthodes journalistiques. En substance, il estime s'être fait piéger, puisque je ne l'avais pas prévenu à l'avance du sujet de l'interview. Ca me rappelle certains journalistes vedettes français, qui estimaient s'être fait piéger par Pierre Carles et qui lui reprochaient : 'Il dit qu'il va poser une question, et puis il en pose une autre !' A vous de juger de la valeur de cet argument.

Pour conclure, signalons que l'espace d'un numéro, le JDS renaîtra de ses cendres ce week-end : pour expliquer leurs points de vue, Michel Bouffioux et Laurent Arnauts ont en effet décidé de publier ce samedi un numéro spécial du JDS, qui se vendra au prix de 20 francs et qui exposera tous les tenants et aboutissants de cette affaire. Mais méfiez-vous des méthodes journalistiques du JDS, ce numéro spécial risque fort de refléter le point de vue de ses auteurs !

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Je vous parlais la semaine dernière des violences qui ont marqué les manifestations contre le sommet européen de Göteborg en Suède. On constatait à cette occasion que la presse relayait surtout les scènes de violences, lorsqu'il y en a, et que le message des manifestants passe alors complètement au second plan. Dans cette optique, on constate même que les forces de l'ordre provoquent parfois sciemment des violences, sans doute pour discréditer les manifestations.

Mais avant l'élaborer ce sujet-là, j'aimerais vous signaler un petit article du Soir. Cette semaine, c'est Bénédicte Vaes qui assurait la rubrique 'Vent du Nord', qui rend compte de ce qui s'est écrit au cours de la semaine dans la presse flamande. Je vous l'avais dit la semaine dernière, la presse francophone, qui hésite à critiquer l'Union Européenne, n'a pas abondamment rendu compte de ce que les contestataires avaient à dire. Lorsqu'elle leur donnait la parole, c'était surtout pour commenter les violences. Cette semaine, en lisant la presse flamande, Bénédicte Vaes s'est rendue compte des lacunes de la presse francophone : 'La presse flamande est décidément très 'pro'. Le sommet européen de Göteborg a été violemment chahuté par des émeutes ? Les journaux du Nord mènent donc une enquête approfondie sur les émeutiers, leur arbre généalogique, leurs motivations, leurs récits.' On a beau sentir une grosse pointe d'ironie lorsque Bénédicte Vaes parle d'arbre généalogique, le fait reste là : la presse flamande reste un cran au-dessus de la concurrence francophone en matière de curiosité et d'investigation, et le Soir ne peut que se borner à le constater.

Dans son article, Bénédicte Vaes cite sans s'y attarder, et par le biais du quotidien flamand De Morgen, un élément intéressant. Un membre du mouvement Résistance internationale, interrogé par De Morgen, affirme que les premiers pavés ont été jetés par des policiers en civil. En effet, comme je vous le disais la semaine dernière, de plus en plus d'éléments permettent d'affirmer que la violence est une stratégie délibérée, non pas - ou pas seulement - des manifestants, mais aussi des forces de l'ordre. On avait déjà vu à Prague des soi-disant anarchistes entamer le saccage des vitrines avant de se réfugier librement dans des camionnettes de police. On les avait aussi vu arrêter des casseurs. L'hypothèse de la provocation policière systématique a été confirmée une fois de plus le week-end dernier à Barcelone.

Normalement, à l'heure où je vous parle, un sommet de la Banque mondiale aurait dû se terminer à Barcelone. Mais devant la contestation croissante, la BM a décidé d'annuler le sommet et d'organiser à la place une 'cyberconférence' qui éviterait la centralisation des participants et les troubles qui accompagnent chaque sommet de la BM. Donc, pas de sommet, mais les organisateurs du contre-sommet ne se sont pas laissé décourager pour autant, et une grande manifestation a eu lieu dimanche dernier. J'ai trouvé sur le site Indymedia un article très intéressant à ce sujet, qui analyse la façon dont les médias traitent ce genre d'événements, et je me permets de vous en résumer la teneur.

Pour commencer, les autorités, et les médias à leur suite, ont martelé pendant plusieurs semaines avant l'événement qu'il y aurait fatalement des violences. On avait déjà assisté au même scénario à Prague et à Nice notamment, et la même chose s'installe à propos du G8 qui aura lieu à Gênes en juillet. D'une part, ça fait monter l'ambiance d'un cran et ça dissuade certains manifestants potentiels, et d'autre part, ça justifie d'avance la répression policière. Pour Gênes, la campagne verse carrément dans le macabre, puisque la BBC a annoncé que les autorités italiennes ont commandé 200 sacs à cadavres en vue des violences qu'elles prédisent lors du G8. On apprend aussi qu'un espace est prévu pour faire office de morgue provisoire.

Pour en revenir à Barcelone, quelques jours avant la manif, la police a décidé de retirer l'autorisation pour le parcours convenu. Le cortège devait passer devant la bourse de Barcelone, et ça allait engendrer des violences. Finalement, ce n'est que vendredi dernier que la Cour suprême de Catalogne a annulé ce revirement de la police. Apparemment, dans un premier temps, la manifestation s'est déroulée plutôt calmement. Plusieurs dizaines de milliers de personnes défilaient dans une ambiance bon enfant, et ce n'est qu'en queue de cortège qu'une poignée de casseurs se faisait remarquer en cassant quelques vitrines. C'est sur la Placa Catalunya, au centre de Barcelone, que les choses ont commencé à dégénérer. Deux petits groupes de manifestants ont commencé à s'affronter et ont rapidement provoqué une charge de la police, malgré le fait que le gros des manifestants ait tout de suite levé les bras en criant : 'Nous ne sommes pas violents !' Rien à faire, matraques, balles en caoutchouc, 22 arrestations et 32 blessés, et des articles de presse qui se concentrent sur la violence. Tout a donc marché comme sur des roulettes, puisque la bagarre qui a déclenché les hostilités était en fait une fausse bagarre. Les soi-disant castagneurs des deux groupes qui s'affrontaient étaient des policiers, mais ils ont si mal joué leur mise en scène que personne ne s'y est trompé, même les journalistes qui étaient sur place. Voici comment Associated Press, l'une des plus grandes agences de presse au monde, relatait les événements :

'D'après les manifestants, la police a mis en scène une bagarre aux confins de la manifestation pour y impliquer les manifestants et utiliser cette bagarre comme prétexte pour charger la foule. […] Des journalistes ont vu un groupe d'hommes et de femmes masqués qui se regroupaient aux confins de la manifestation dans le parc. Certains portaient des oreillettes, et malgré le fait qu'ils portaient des bâtons, ils ont pu librement franchir les cordons de police, mettre leurs masques et se positionner entre la police et les manifestants. Un homme de ce groupe en a empoigné un autre et l'a poussé à terre, et d'autres membres du groupe se sont mis à s'envoyer des coups de pied et des coups. Lorsque des manifestants ont vu ce qui se passait et se sont mêlés à la bagarre, la police a chargé dans le parc. Les hommes et les femmes masqués qui participaient à l'échauffourée ont franchi le cordon de police et ont pris place dans des camionnettes. Un journaliste a demandé à l'un d'eux s'ils étaient de la police. Il a commencé par dire oui, puis non, avant de se diriger vers les camionnettes en passant devant les policiers.'

Voilà donc une situation de provocation évidente, rapportée par un média tout ce qu'il y a de traditionnel. Pourtant, malgré la clarté de l'incident et la grande portée de ses implications, malgré le scoop que ça représentait, les journaux ont eu du mal à avouer comment les choses s'étaient déroulées. El País se contente de reconnaître qu'il y avait parmi les manifestants des policiers déguisés portant matraques et menottes en plastique, mais pas un mot sur les provocations. Dans El Mundo, c'est un peu plus explicite, puisque on cite des témoins qui affirment que ceux qui arrêtaient les manifestants étaient les mêmes qui jetaient des pierres dans les vitrines des banques un peu avant. Mais ce petit aveu se perd dans le torrent des récits de violence.

A l'étranger par contre, pas un mot sur ces provocations. On a d'ailleurs assisté à quelques bizarreries qui en disent long sur le fonctionnement de la presse et son autocensure. Par exemple, sur le site web du Guardian, le quotidien anglais de centre-gauche, la dépêche de l'agence AP figurait telle quelle dans les dernières nouvelles dimanche soir. Mais lundi matin, toute référence aux provocations avait été gommée, et l'article qui figurait sur le site et dans le journal papier se bornait à constater que la manifestation avait dégénéré et qu'il y avait eu des dégâts et des arrestations.

En conclusion, il semble désormais évident qu'une stratégie internationale a été mise sur pied pour faire face aux manifestations qui ont lieu à chaque sommet. Ce sont les états eux-mêmes qui organisent la violence pour pouvoir mieux la déplorer et la condamner par la suite. En même temps, ça alimente toutes les conversations et les éditoriaux, et ça évite d'aborder le fond de la contestation et de remettre en cause le désordre établi des grandes institutions. Le problème dans cette affaire, c'est que si la presse oublie malencontreusement de signaler ce qu'elle sait pourtant, on n'est pas sortis de l'auberge. Heureusement, l'OMC a trouvé la parade pour calmer les esprits. A la fin de cette année, la conférence de l'OMC aura lieu à Qatar, un émirat pétrolier du bout du monde. Tout d'abord, peu de gens ont les moyens et encore moins l'envie de retourner au Moyen Âge pour aller manifester, donc il y aura peu de monde. S'il y a tout de même quelques fauteurs de trouble héroïques, ils seront fouettés, voire décapités en place publique pour avoir osé atteindre à la démocratie (en espérant que le mot existe dans le vocabulaire qatari). De toute façon, si même là ça se passe mal, pas de panique : l'Antarctique est suffisamment vaste pour accueillir tous les sommets futurs, et il a d'ores et déjà posé sa candidature pour accueillir la prochaine conférence mondiale sur le réchauffement de la planète…

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Il n'y a pas qu'en matière de contestation sociale que les médias nous manipulent. Si vous êtes fidèles d'AlterEcho, vous savez certainement que la guerre du Kosovo a également été un festin pour les manipulateurs d'opinion publique. Pour le dixième anniversaire des crises dans les Balkans, le cinéma Nova organise jusqu'à ce dimanche une semaine à thème sous le titre 'Ah, que la guerre est jolie !' De nombreux films inédits ou rarement vus sont projetés, et certains sont suivis d'un exposé. Jeudi dernier, le Nova projetait un documentaire de Canal+ sur la stratégie médiatique de l'Otan et de son communicateur en chef, l'onctueux Jamie Shea.

Après le reportage, la parole était aux invités du jour. Il y avait l'historienne Anne Morelli, qui a écrit un petit livre intitulé 'Principes élémentaires de propagande de guerre', dont je vous avais longuement parlé lorsqu'il est sorti. Anne Morelli était là pour en parler, et bien sûr pour montrer en quoi ces principes universels avaient été concrètement appliqués lors de la guerre du Kosovo. Signalons à ce propos que pour une fois, certains médias en ont parlé. Alors que la soirée battait son plein, le dernier JT de la RTBF a consacré un long reportage à la semaine organisée par le cinéma Nova, avec une interview d'Anne Morelli au sujet de son bouquin. C'est suffisamment rare pour être signalé. Le seul bémol, c'est que ce sujet n'est passé que dans le dernier JT, sans doute qu'on ne lui avait pas trouvé de place à 19 heures 30. En début de semaine, c'est Le Soir qui consacrait un petit article au livre d'Anne Morelli, dont la sortie date déjà du mois de mars, mais ne boudons pas notre plaisir. Dans l'article, Frédéric Soumois résume la teneur du livre, pour se poser ensuite beaucoup de questions : 'Est-ce que l'emploi stratégique d'une vraie information a vraiment le même poids moral qu'une fausse information créée de toutes pièces à cette fin ?' Mauvaise question, puisqu'il est suffisamment démontré que dans toute guerre, et des deux côtés, la vérité est la première victime du conflit. Comme pour illustrer sa question, Frédéric Soumois semble s'étonner de lire sous la plume d'Anne Morelli que 'la propagande de l'Otan en ex-Yougoslavie ne vaudrait pas plus lourd que les images diffusées par les services d'information de Milosevic'. Evoquant une citation d'Anne Morelli selon laquelle l'information en temps de guerre est verrouillée par un monopole de fait et qu'il ne reste aucune place pour le contre-discours, Frédéric Soumois se rebiffe : 'Selon nous, ce propos occulte la réalité du travail de la presse sur le terrain.' Selon le titre de l'article, Anne Morelli se fait avec son livre 'l'avocate du diable'.

Juste pour illustrer et réfuter, voici une anecdote que racontait Anne Morelli au Nova jeudi soir au sujet du travail de terrain. Alors qu'elle se trouvait en Serbie, les avions de l'Otan venaient de bombarder un hôpital. Accourue sur place, Anne Morelli constate la présence des caméras de CNN. S'étonnant de ne pas trouver les envoyés spéciaux de la RTBF, elle les appelle ensuite à leur hôtel pour leur dire d'aller filmer sur place. 'Pas de problème,' lui a-t-on répondu, 'on a déjà les images de CNN.' A noter que CNN a relayé les accusations de l'Otan selon lesquelles cet hôpital cachait en fait des chars serbes, qui avaient subitement disparu si on prenait la peine d'aller voir sur place. Voilà pour le travail de terrain. Dernier détail qui tue : la journaliste vedette de CNN qui a couvert une bonne partie des crises yougoslaves, Christiane Amanpour, est l'épouse de James Rubin, le chef du département de communication de Bill Clinton, l'homme qui est venu au secours de Jamie Shea lorsque la communication de l'Otan menaçait de dérailler en raison des nombreuses bavures. Au téléphone, ça devait donner des conversations du genre : 'Ah oui, chérie, n'oublie pas de leur dire, demain, que l'hôpital qu'on a bombardé cachait des chars. Bonne nuit, chérie !'

Pour en revenir à la soirée au Nova jeudi soir, le second invité était Serge Halimi, du Monde diplomatique, auteur avec Dominique Vidal de 'L'opinion, ça se travaille', un petit ouvrage qui retrace minutieusement les manipulations et les distorsions sémantiques que nous ont infligées les médias lors de la guerre du Kosovo. Il avait écrit auparavant 'Les nouveaux chiens de garde', sur les nombreuses connivences entre les journalistes vedettes qui monopolisent le débat dans les médias français. Bref, l'homme idéal pour terminer la saison en beauté avec une interview sur la guerre, les médias, les médiateurs, et son petit livre.

écouter l'interview de Serge Halimi, 25'35

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