Emission n° 68 du 11 décembre 2002

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Ecoutez l'émission dans son intégralité.

 

Les sujets :

En entrée, une interview de John Mac Arthur , éditorialiste au mensuel new-yorkais "Harper's Magazine". John Mac Arthur fait partie de ces nombreux étasuniens farouchement opposés à la politique du gouvernement Bush. Il nous fait part de ses analyses quant au rôle de la presse nord-américaine dans la campagne actuelle de promotion de la guerre "contre le terrorisme".

écouter l'interview de John Mac Arthur, 19 min

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Ensuite, retour sur l'affaire Dutroux qui fait cette semaine un réapparition discrète dans l'actualité. Enfin, moins discrète que ne l'auraient voulu certains journalistes. Des preuves récentes semble en effet établir que le juge Langlois a permis de nombreux contacts entre des enquêteurs et des journalistes, et qu’il a même eu lui-même des contacts directs avec des journalistes, soigneusement sélectionnés, et comme par hasard les fers de lance dans la campagne visant à présenter Nihoul comme un innocent. Selon toutes les règles des procédures judiciaires, il est strictement défendu au juge d’instruction de communiquer avec les médias, c’est le procureur qui doit s’en charger. Juste avant ces contacts, Langlois avait encore reçu des mises en garde spécifiques à cet égard.

Pourquoi ces manipulations? Comment la presse a-t-elle traité ces révélations gênantes? Quelques réponses dans ce billet d'Olivier.

écouter le billet, 10'24

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La semaine précédent cette émission avait vu la Belgique secouée par des "émeutes" à Anvers, puis par l'invraisemblable arrestation du leader de la Ligue Arabe Européenne, Dyab Abou Jahjah. La presse francophone avait, dans son ensemble, réalisé une couverture assez médiocre de ces événements, trop empétrée qu'elle était dans des descriptions apocalyptiques des "scènes d'émeutes". La spectacularisation par la presse des incidents empêcha de profiter de l'occasion pour aborder sérieusement les questions soulevées par ces tensions communautaires. Dans "Le Soir" du 28/11/2002, un article attira tout de même notre attention. Son titre faisait référence à la situation des belges issus de l'immigration: "Un système d'apartheid qui ne dit pas son nom". La citation est de Bernard De Vos, président de "S.O.S. Jeunes", interviewé par Hugues Dorzee.

Notre merveilleuse démocratie ainsi mise en doutes! AlterEcho devait inviter l'auteur de ce blasphème (20min).

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