Emission n° 4 du 25 octobre 2000
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Vous pouvez écouter l'émission dans son intégralité, ou alors lire les textes et écouter les sons ci-dessous.
Playlist du 25 octobre 2000:
- Areski & Brigitte Fontaine : C'est normal (Fontaine 4)
- Jacques Dutronc : On nous cache tout, on nous dit rien (Les grands succès de Jacques Dutronc)
- Billy ze Kick : Mangez-moi ! (Billy ze Kick et les gamins en folie)
- King Missile: Sensitive artist (Mystical shit)
Textes et sons:
Cette semaine, l'actualité d'AlterEcho est fort chargée. Je dis bien l'actualité d'AlterEcho, parce que nous allons parler de sujets d'actualité dont la presse a très peu parlé, voire pas du tout. Ce soir donc, pas un mot sur la déclaration de politique générale du gouvernement, ni sur le procès du dopage dans le cyclisme, ni même sur la Serbie ou la Palestine. Cette semaine, nous allons parler de pédophilie, d'uranium appauvri, du réseau Echelon et du prix Nobel de littérature. Tout d'abord donc, les réseaux de pédophilie.
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Il y avait samedi dernier, dans un auditoire de l'UCL à Woluwé, un colloque consacré aux réseaux de pédophilie organisée. Après avoir fantasmé sur des hypothèses plus folles les unes que les autres suite à l'affaire Dutroux, la presse établie a connu un revirement soudain en 1997. Depuis cette époque, elle se fait le porte-parole notamment du juge Langlois, qui ne recule devant aucun sacrifice pour présenter Marc Dutroux comme un pervers isolé, alors que plusieurs enquêtes semblaient initialement aller dans le sens d'un réseau largement ramifié. Du coup, la presse n'enquête plus du tout sur l'affaire Dutroux, et elle n'en parle que pour relayer des communiqués officiels qui portent en général sur des détails. Après de grosses échauffourées dans la presse, après une foire d'empoigne au sujet des fameux témoins X, on assiste aujourd'hui à un silence radio total qui contraste singulièrement avec le grand bruit qu'on avait fait à l'époque. Evidemment ce contraste ne passe pas inaperçu, et cette absence de débat crée un certain fossé entre la société civile - la "populace", comme a dit récemment l'avocat de Michèle Martin - et les institutions, qu'elles soient politiques, judiciaires ou médiatiques. Dan Van Raemdonck, le président de la Ligue des Droits de l'Homme, qui était présent au colloque, l'a constaté.
Comme le disait Dan Van Raemdonck, le débat sur l'existence d'une pédophilie organisée en réseaux est totalement absent de l'espace médiatique. Il ne fallait d'ailleurs pas être grand clerc pour le comprendre samedi dernier. Aucune équipe de télévision belge, aucun journaliste n'était venu couvrir l'événement, excepté, on s'y attendait, Erik Rydberg du Matin. Evidemment, on pourrait se dire, comme les médias belges, que ce colloque ne présentait aucun intérêt pour personne, d'autant plus qu'il était organisé par la coordination des Comités Blancs, qui a très mauvaise presse… dans une certaine presse. En fait pas du tout : non seulement les intervenants était nombreux et tous très calés dans leurs domaines respectifs, mais en plus, on a pu constater que cette journée et son thème intéressaient bel et bien la presse, mais la presse étrangère. Une équipe de la télévision allemande ARD était sur place, et la correspondante de l'ARD était tout étonnée de se retrouver presque seule à couvrir l'événement.
écouter la correspondante de l'ARD
Donc, c'est le mutisme absolu du côté de la presse lorsqu'il s'agit de parler de réseaux de pédophilie. Pourtant, ce n'est pas si facile de passer à côté, puisque dans le cadre de l'affaire Dutroux, une foule d'indices donnaient à penser que Dutroux ne pouvait pas avoir agi seul, qu'il devait bénéficier du soutien financier et de la protection d'une organisation plus vaste, plus puissante et mieux organisée que la petite bande de va-nu-pieds qu'il formait avec Lelièvre et Weinstein. Mais la presse en a décidé autrement : il n'y a jamais eu et il n'y aura jamais de réseau de pédophilie influent en Belgique, et sûrement pas dans le cadre de l'affaire Dutroux. Du coup, pour éviter le sujet, la presse est obligée de se contorsionner et de déployer des stratégies pour détourner le sens des choses. Anne-Marie Roviello, professeur de philosophie à l'ULB, a écrit un livre à ce sujet, intitulé "Il faut raison garder". Elle nous explique en quoi consistent ces stratégies de la presse.
Justement, Le Matin a été le seul quotidien francophone à rendre compte du colloque de samedi dernier. C'est ce même quotidien qui a également révélé cette semaine le fait que dès 1991, Dutroux parlait dans sa correspondance avec Michèle Martin du fait qu'un corps devenait impossible à identifier une fois qu'il était carbonisé, du fait que les rapts d'enfants rapportent gros, entre 100 et 150.000 francs - on se demande d'où vient l'argent - et du fait que 6 personnes lui avaient fait du tort et qu'elle étaient toutes mortes. Ces révélations ne sont en fait que des détails, significatifs pour l'enquête, mais ce sont des détails dont toute la presse aurait fait ses choux gras à une certaine époque et dont elle a aujourd'hui choisi de ne plus parler.
Cette presse reste également fort discrète sur le reste de l'actualité qui entoure l'affaire Dutroux. La semaine dernière, le sénateur Agalev Frans Lozie a déposé une proposition visant à instituer une nouvelle commission d'enquête, au sénat cette fois, pour éclaircir les manipulations qui ont saboté l'enquête sur les dossiers connexes à l'affaire Dutroux, et en particulier sur les récits des témoins X. Cette semaine, le député Ecolo Vincent Decroly devait interpeller le ministre de la justice sur le même sujet. Pour rappel, les gendarmes qui enquêtaient sur ces témoignages X avançaient à grands pas dans leurs recherches, jusqu'à ce qu'ils soient mis à l'écart, soupçonnés de manipuler les témoins pour leur faire inventer un grand réseau très influent. Il s'avère aujourd'hui qu'ils n'ont commis aucune erreur. On se demande donc pourquoi ils ont été mis à l'écart, et vu le poids du dossier, une commission d'enquête ne serait pas un luxe. Quand Le Soir ou La Libre Belgique en parlent, ils n'y consacrent pas plus qu'une brève au ton laconique, ou même, le plus souvent, ironique. LLB arrive même a expliquer que malgré leur réhabilitation totale, aussi bien par la justice que par la gendarmerie, les gendarmes De Baets et Bille restent infréquentables à cause de leurs méthodes.
De toute façon, le sujet est bien trop vaste pour en parler brièvement, et je vous promets donc, chers auditeurs, de vous concocter dans un avenir proche une émission spéciale sur les dossiers X, dans laquelle on pourra faire le point sur toute cette affaire, et confronter, s'ils acceptent, les journalistes aux énormités qu'ils ont écrites sur le sujet.
Pour terminer, notons tout de même que Le Soir a bel et bien parlé de pédophilie cette semaine, et même abondamment, mais là il s'agissait de l'affaire du curé d'Ottré, un immonde satyre en soutane qui a violé les plus jeunes de ses paroissiens pendant plusieurs décennies. Seulement lui, il est évident que c'est un pervers isolé, et donc Le Soir en rajoute quelques couches pour se donner bonne conscience par rapport à ce sujet si délicat. Dans l'édition de ce lundi, au lieu de parler du colloque sur les réseaux, Le Soir se fend d'un éditorial indigné sur le vilain curé. Cet édito est signé René Haquin, qui fut jadis un bon journaliste d'investigation, et il est intitulé "Les enfants qu'on n'a pas crus". Quelques citations : "Par peur de faire tomber des masques et de regarder la vérité humaine dans les yeux, notre société s'est rendue complice d'intouchables tortionnaires. En les épargnant, elle a culpabilisé plus encore leurs petites victimes. […] Une société qui néglige ses enfants pour protéger ses structures ignore qu'elle se détruit." Que de belles phrases, et comme elles sont justes ! Comment expliquer en lisant ça que Le Soir a traîné dans la boue les témoins X, alors que tout le monde était d'accord pour dire qu'elles avaient été victimes d'abus sexuels et autres sévices massifs ? C'est ce qu'on appelle : se racheter une conscience à bon marché.
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Il n'y a pas que les réseaux de pédophilie que notre presse de référence n'aime pas aborder. Je vous ai parlé dans une émission précédente de sa curieuse manie d'épargner aussi l'OTAN, en restant discrète sur les crimes de guerre commis en Serbie et au Kosovo. Autant elle parle des atrocités commises sous les ordres de Milosevic, autant elle se tait sur les violations du droit de la guerre perpétrées par l'OTAN. Il ne faut donc pas s'étonner de l'absence de la presse dominante à une conférence de presse sur le sujet.
Pour des raisons d'emploi du temps, je n'ai pas non plus pu me libérer pour assister à cette conférence de presse, je l'avoue, mais heureusement, Le Matin, encore lui, publiait aujourd'hui un compte rendu signé Erik Rydberg, encore lui. Il souligne tout d'abord l'absence de la profession : avec le correspondant bruxellois de l'agence yougoslave Tanjug, Rydberg était le seul journaliste présent, ce qui lui inspire la question de savoir si c'est parce que le sujet abordé n'est pas politiquement correct. Ce sujet, c'était l'utilisation par l'OTAN de munitions à l'uranium appauvri, un métal radioactif qui est censé augmenter la force de pénétration des missiles dans leur cible. On ne doute évidemment pas de leur efficacité, mais bizarrement, les militaires oublient toujours de parler des effets à long terme de leur utilisation. Cet uranium a beau être appauvri, il n'en est pas moins radioactif, et donc très nocif à très long terme. Erik Rydberg rappelle qu'il reste actif des milliards d'années, qu'il contamine les sols et les nappes phréatiques, et qu'il engendre des leucémies et des mutations génétiques. On a dénombré en Yougoslavie 28 zones à forte concentration en uranium appauvri, dont la plupart se trouvent dans l'ouest du Kosovo. Selon un scientifique anglais, il faut s'attendre au Kosovo à 10.000 décès des suites de l'utilisation de l'uranium appauvri dans les armements de l'OTAN.
Frédéric Loore, un journaliste dont on retrouve régulièrement la signature dans le Journal du Samedi, a enquêté sur les ravages de l'uranium appauvri, et il prépare en ce moment un livre à ce sujet. C'est lui qui avait forcé le ministre belge de la défense, André Flahaut, à réagir au syndrome des Balkans constaté chez les soldats belges de retour de l'ex-Yougoslavie. En effet, après chaque guerre à laquelle ont participé les Etats-Unis, on constate que les militaires qui en reviennent souffrent de symptômes inexpliqués, et certains vont même jusqu'à en mourir. On connaît pour l'instant le syndrome du Golfe et celui des Balkans, et on en connaîtra certainement un autre après la prochaine guerre. J'ai demandé à Frédéric Loore si ces syndromes sont la conséquence de l'utilisation de l'uranium appauvri.
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Le réseau Echelon, la presse n'en parle pas beaucoup non plus. Le réseau Echelon, c'est un réseau mondial d'espionnage qui épie toutes les télécommunications, qu'elles se fassent par téléphone, par fax, par radio ou par e-mail. Pour ceux qui n'en ont pas entendu parler, voici des extraits d'une émission canadienne diffusée récemment sur TV5, et qui parle d'Echelon mieux que je ne pourrais le faire, avec en prime un délicieux petit accent canadien. L'émission s'appelle Le Point, et les politiciens français que vous allez entendre sont Georges Sarre, député, et Elisabeth Guigou, ministre de la justice.
écouter l'émission Le Point à propos d'Echelon
On l'entend, Echelon fait beaucoup de bruit dans les parlements nationaux, mais au niveau européen c'est plus flou. Il y a bien une commission d'enquête au Parlement européen chargée d'enquêter sur le sujet, mais elle n'a pas de pouvoirs réels. Le trouble vient du fait que les Etats-Unis sont un pays allié, voire dirigeant, du fait que la Grande-Bretagne, membre de l'Union européenne, participe au réseau Echelon, et aussi du fait que les services de renseignements relèvent de la compétence des Etats membres, et non de l'Union européenne. Chacun aime bien faire bande à part et garder ses petits secrets en la matière.
Ce qui inquiète, dans le réseau Echelon, c'est sa finalité. S'il a été mis sur pied au départ pour espionner Moscou et ses alliés pendant la Guerre froide, il est utilisé aujourd'hui à des fins bien différentes. L'émission canadienne Le Point a révélé qu'Echelon sert non seulement à l'espionnage industriel, mais également à surveiller certains mouvements citoyens considérés comme gênants ou subversifs. Au Canada, ce sont les indépendantistes québécois qui en ont fait les frais. En Belgique, récemment, on a appris que les mouvements citoyens qui s'opposent à la mondialisation sont considérés par notre gendarmerie comme des mouvements potentiellement terroristes et qu'ils sont surveillés comme tels. Encore une affaire soulevée par De Morgen et qui a été accueillie dans le reste de la presse par un silence assourdissant. Dès lors, on se dit que n'importe qui est susceptible d'être surveillé par un réseau de type Echelon, y compris AlterEcho, et j'en profite donc pour passer un petit bonjour à ces messieurs aux grandes oreilles qui nous écoutent fidèlement chaque semaine.
Cette semaine, les députés français ont publié un rapport sur Echelon, dans lequel il est notamment question de la Belgique. Une excellente occasion d'en parler, et pourtant, à ma connaissance, seuls De Morgen et le Journal du Samedi l'ont fait. De plus, ce rapport contient quelques hypothèses tout à fait étonnantes, comme par exemple l'idée que le système Echelon aurait été volontairement révélé et médiatisé pour que les entreprises se dotent de systèmes de sécurité et de protection, fournis évidemment en majorité par Microsoft. Non seulement ça doperait encore les ventes du géant informatique, mais le député UDF Arthur Paecht va plus loin. Pour lui, vu les rapports étroits entre Microsoft et le Pentagone, il n'est pas impossible que ces systèmes de protection soient dotés de failles volontaires qui faciliteraient au contraire l'espionnage et les écoutes. On a déjà vu dans le passé des fonctions cachées dans les produits de Microsoft, et le moins qu'on puisse dire c'est que ces fonctions cachées bénéficiaient plus souvent à la boîte de Bill Gates qu'au client qui se sert de ses produits. Pour le reste, le rapport soupçonne que la médiatisation d'Echelon servirait aussi à semer la zizanie parmi les membres de l'Union européenne, ce qui semble bien parti, puisque le même rapport sermonne durement la Belgique, jugée indifférente et fataliste face au problème que constitue Echelon. Il est donc normal que la presse de chez nous n'en aie pas parlé, puisque depuis Dutroux et la dioxine, on n'aime plus du tout ceux qui parlent en mal du joli petit pays de la princesse Mathilde.
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C'est la saison des champignons, mais aussi celle des prix Nobel, qui sont proclamés en tir groupé chaque année à cette époque. C'est l'occasion d'une petite page culture, pour la première fois dans AlterEcho. Je vous l'avais promise la semaine dernière, mais j'avais laissé la priorité à mes invités autrichiens. Aujourd'hui, chose promise chose due, nous allons parler du prix Nobel de littérature.
Institution vertueuse s'il en est, le prix Nobel est le fruit des remords d'Alfred Nobel de voir son invention, la dynamite, exploitée à des fins militaires. Il a donc légué toute sa fortune à un fonds dont les intérêts récompensent chaque année des personnalités qui ont fait avancer l'humanité dans diverses disciplines, dont la littérature. C'est d'ailleurs la seule discipline artistique, et toutes les autres, à part la paix, relèvent du domaine des sciences.
Cette année, le prix Nobel de littérature a été attribué à Gao Xingjian, un écrivain et dramaturge chinois qui a quitté son pays pour s'installer en France après la répression du printemps de Pékin en 1989. Seulement, il y a un hic, que le journal De Morgen exposait en première page de son édition du 13 octobre. Le jour de la proclamation du lauréat était également le jour de la parution d'une nouvelle traduction en suédois de l'un de ses romans. Chose étrange, la maison d'édition a fait imprimer des milliers d'exemplaires de ce livre, alors qu'on ne peut certainement pas dire que l'auteur était une vedette en Suède avant son prix Nobel. De plus, elle n'avait pas annoncé cette sortie un peu inopinée, chose très inhabituelle dans le monde de l'édition. Le hasard s'étoffe encore lorsqu'on apprend que la même maison d'édition a tout récemment racheté les droits de traduction en suédois de l'intégralité de l'œuvre de Gao Xingjian. Elle a racheté ces droits à une maison d'édition qui n'avait d'ailleurs jamais fait une seule couronne de bénéfices sur les œuvres de Xingjian. Enfin, comme le hasard est tenace, il s'avère que le traducteur suédois du nobellisé, un certain professeur Goran Malmquist, est justement l'un des 14 membres de l'Académie suédoise qui décerne le Nobel. Sur la liste des 5 favoris de cette année figuraient 2 Chinois, dont l'un était le favori incontesté. Xingjian ne figurait même pas sur cette liste.
Bref, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais toutes ces coïncidences méritent au moins qu'on les mentionne, et DM le fait même en première page. J'ai regardé à gauche et à droite, mais même le lendemain, je n'ai vu aucun journal francophone qui mentionnait l'affaire. C'était donc l'occasion de demander aux journalistes qui ont couvert l'événement à la Libre et au Soir pourquoi ils ont fait la sourde plume à ces petits travers pas jolis jolis de l'académie Nobel. Ceux de la Libre ne m'ont pas rappelé, sûrement qu'ils avaient autre chose à faire. Jacques De Decker, du Soir, plus courtois, a gentiment répondu à mes questions. J'ai commencé par lui demander s'il était au courant de l'affaire.
Donc voilà, ce n'était en fait que ça, des vilains jaloux qui remuent la merde là où il n'y a que des pétales de roses, et qui jettent le discrédit sur une noble institution. Saluons donc Le Soir qui se contente de féliciter l'artiste.
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C'est la fin d'AlterEcho pour aujourd'hui. La semaine prochaine, vous serez un peu orphelins, puisque je prendrai des vacances ô combien méritées. Pas d'émission donc le jour de la Toussaint, les saints ne me l'auraient d'ailleurs jamais pardonné.